• Clémentine Gustin-Gomez

Cat. 2012 D. 39 - Diane et Callisto


Pierre noire, sanguine et rehauts de craie blanche sur papier chamois.

H. 22,5 ; L. 31,6 cm.

Angleterre, collection privée

Cette première pensée d’une ambitieuse composition d’ensemble pour un tableau perdu représente Diane et ses huit nymphes au moment où la déesse découvre la grossesse de Callisto qui cherche à cacher son ventre (Ovide, Métamorphoses, II, 420-447).

La Fosse a croqué les figures à l'aide de traits rapides et vigoureux pour mettre en place la composition, les ombres et la lumière. Dans notre feuille, l'usage de la sanguine tient une place plus importante que la pierre noire pour préparer une scène ensoleillée. Les visages esquissés des figures sont décrit a minima par l'indication des yeux et du nez. Notre peintre adopte ce style elliptique dans ses esquisses à partir de la fin du XVIIème siècle.

Note peintre a adopté une composition en frise scandée par la haute figure de Diane au centre et celle d'une belle nymphe à gauche représentée de face tournant la tête vers la déesse. Un cours d'eau occupe le premier plan sur toute la largeur du dessin. Le paysage boisé à l'arrière est tout juste suggéré par des feuillages à la sanguine couverts par des hachures à la pierre noire.

Peu d'exemples de composition d'ensemble comprenant plusieurs figures sont parvenus jusqu'à nous. Citons Le Repos de Diane (coll. Georges Pebereau. Bibl. : Charles de La Fosse, Cahiers du dessin français, 2012, n°48, ill. p. 60) qui adopte une disposition des figures en frise identique sur un fond de paysage boisé plus attentivement décrit que dans notre feuille anglaise. La Fosse se plait à créer une atmosphère bucolique et à représenter de gracieuses figures féminines partiellement dévêtues. La grâce et la précision du trait permettent de dater cette oeuvre antérieurement à Diane et Callisto.
















Le Repos de Diane, Paris, collection particulière

Inscrivez-vous à la liste de diffusion du blog
et restez informé dès qu'un nouvel article est publié !

© 2020 Éditions Faton